Communication

Une réflexion approfondie a amené la Section de Surdité à opter pour le B I L I N G U I S M E

c'est-à-dire l'utilisation complémentaire de la Langue des Signes Française (LSF) et du français oral et écrit.

La LSF , langue naturelle des sourds, est une langue visuelle qui possède sa propre grammaire. Cette langue permet à l'enfant sourd de comprendre ses interlocuteurs, de s'exprimer et d'accéder aux connaissances.

L'enfant étant en contact avec le français dans son milieu social et familial, cette langue l'accompagne précocement et le guide dans le rythme de ses acquisitions.

Il est vivement recommandé de donner au plus tôt à l'enfant sourd la possibilité de communiquer : besoin vital, essentiel de tout être humain, afin de l'ouvrir vers l'extérieur et, à plus long terme, de favoriser son intégration socio-professionnelle dans le monde entendant.

 

Quelques éléments :

- La langue des signes française (LSF)

La langue des signes est la langue naturelle des sourds. Dès leur enfance c'est une langue unique et complète. Le français est la deuxième langue des sourds. Comme les langues orales des entendants, la LSF s'est développée à travers les relations et les contacts entre les personnes sourdes.

La langue des signes a été reconnu en tant que langue officielle dans les années 70 seulement. Et en Suisse romande, le parlement fédéral a approuvé la reconnaissance de la langue des signes en 1994!

Actuellement, dans l'éducation des enfants sourds on demande le bilinguisme, c'est-à-dire de l'utilisation de la LSF et du français écrit et oral. En ce qui concerne l'oral, les personnes sourdes peuvent parler mais ne peuvent pas contrôler leur voix, car ils ne s'entendent pas parler. Le contact avec les yeux et les expressions du visage sont primordiaux dans le mode de communication des sourds.

Les sourds sont tous les jours confrontés au problème de se faire comprendre et de comprendre les autres. Il y a souvent trop de frustrations et cela découragent les sourds.

En plus de ces deux langues – la LSF et le français oral et écrit – les parents et les éducateurs de l'enfant sourd disposent d'aides à la communication.

 

- La langue maternelle

«  Communiquer ne veut pas automatiquement dire « parler ». Communiquer, c'est faire comprendre un message à quelqu'un, exprimer, partager, échanger une émotion, un sentiment, une opinion. (…).

Un manque de communication précoce peut entraîner des conséquences dramatiques pour l'enfant sourd.

A intelligence égale, il semblera sous-développé par rapport à un enfant entendant du même âge. En fait, ce n'est pas la surdité qui affecte le développement de l'intelligence mais le manque d'informations  Il est donc urgent de communiquer avec lui pour lui éviter des troubles du comportement, des difficultés dans ses relations avec les autres, des problèmes affectifs, psychologiques et psychomoteurs. Les enfants sourds qui ont des parents sourds n'ont pas tous ces problèmes, car ils communiquent naturellement, dès leur plus jeune âge, par gestes. C'est pourquoi de nombreux parents entendants (et de nombreux logopédistes) utilisent la Langue des Signes comme 1 ère langue, sans abandonner pour autant la langue écrite et orale, que l'enfant essaiera d'apprendre comme une langue étrangère .» Livre « Sourd et alors ? » I.V.T. éditions-1991.

 

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